Bonne et douce année !
KETIVA VEH'ATIMA TOVA LECHANA TOVA OUMETOUKA !
Chabbat Chalom !La 1ère session du stage sur la Téfila du matin dames a eu lieu lundi 30, mardi 31 aout et mercredi 1er septembre. Pour faire vos premiers pas ou aller plus loin dans la prière. LA PRINCESSE Une parabole du célèbre prédicateur de Doubno Il était une fois un grand roi qui avait une fille unique. À son éclatante beauté, la princesse alliait une noblesse de maintien qui faisait l'admiration de quiconque la voyait. Quand elle fut en âge de se marier, son père se mit en quête d'un époux digne d'elle. Bien des ducs et des princes recherchaient déjà ses faveurs, mais, l'un après l'autre, elle les écartait. « Celui-ci est un glouton », disait-elle, puis « celui-là aime trop le vin ». Le roi finit par perdre patience au point qu'il fit le serment que le premier jeune homme qui se présenterait aux portes du palais serait l'époux de la princesse. Il arriva que ce fût un rustre qui venait directement de sa campagne. Mais, fidèle à sa parole, le roi lui donna sa fille en mariage. Le nouveau marié emmena sa femme dans son village et l'y installa. Pour lui, paysan, qu'une princesse vécût à ses côtés ne lui importait guère. Elle était sa femme tout comme une autre eût pu l'être et il la traitait comme telle. Aussi les travaux durs ne lui furent-ils pas épargnés ; ils marquèrent peu à peu son visage et ses mains. Les villageois, oublieux de son origine, riaient souvent d'elle et en arrivèrent même à l'insulter. L'infortunée princesse se sentait très malheureuse. Elle se mit à adresser message sur message à son père, se plaignant amèrement de son sort. Le roi en eut beaucoup de peine, car il chérissait sa fille. Il lui fit savoir qu'il lui rendrait visite et en précisa le jour. La nouvelle se répandit aussitôt dans le village que !e roi viendrait pour voir sa fille. Tout le monde alors s'agita, s'affaira. Les villageois défilaient à la maison du gendre du roi, qui pour frotter et nettoyer, qui pour embellir et décorer. La fille du monarque était désormais traitée avec beaucoup de respect. Finies pour elle les dures corvées, finis les travaux salissants. On s'occupait de sa toilette et de beaux habits lui furent donnés. On rivalisa de sollicitude et d'amitié. Chacun s'ingéniait à multiplier les marques de déférence.Enfin vint le jour où le coureur du roi fit irruption dans le village, annonçant que son maître approchait. Sa fille se hâta naturellement au-devant de lui et tous les villageois se précipitèrent à sa rencontre. « Vive le roi ! Vive la princesse ! » criaient-ils avec enthousiasme, tandis qu'ils les entouraient tous deux et les conduisaient au village décoré et pavoisé pour la circonstance. Le monarque pénétra dans la maison de son gendre et la trouva d'une propreté impeccable ; partout des fleurs et des guirlandes l'ornaient. Il constata en outre avec plaisir les honneurs et le respect qu'on prodiguait à sa fille. Avec beaucoup d'étonnement aussi, car les lettres alarmantes qu'il avait reçues d'elle ne lui faisaient guère prévoir un spectacle si réjouissant. La journée se passa dans la joie, tant pour lui que pour elle puis, comme la nuit tombait, le roi s'apprêta à prendre le chemin du retour. La princesse se jeta alors à son cou et, les yeux pleins de larmes, le supplia :– Père, père chéri ! Ne me laisse pas ici, emmène-moi avec toi ! Je t'en prie, je veux rentrer chez nous !– Mais, ma chère fille, dit le roi, tu as l'air heureuse ici ! À voir les égards avec lesquels on te traite, je suis persuadé qu'aucune princesse au monde n'est l'objet de tant de respect et d'affection.– Cher père, répondit la fille à travers ses larmes, ces honneurs, cette affection ne sont que l'effet de ta visite d'aujourd'hui. Ils dureront autant qu'elle. Dès que tu auras le dos tourné, on recommencera à m'insulter et à me rendre très malheureuse.Le roi fit venir son gendre et lui demanda :– Est-ce là la manière dont tu traites ma fille ? Ne sais-tu pas qu'elle est une princesse ?Fort ému, le mari répondit :– Majesté, je sais qu'elle est une princesse, mais que puis-je faire ? Je suis pauvre et je dois travailler sans relâche pour gagner ma vie. Il n'est pas dans mes moyens de lui assurer le niveau matériel que son rang exige et qu'elle mérite. D'autre part, je vis dans un village, les gens qui m'entourent sont méchants et envieux ; ils ne peuvent apprécier les qualités de votre fille et toute occasion leur est bonne pour l'insulter et l'humilier. Mais vous êtes un grand monarque. Puisque vous avez estimé sage de faire de moi votre gendre, aidez-moi à sortir d'ici. Élevez-moi jusqu'à vous, donnez-moi des terres et une résidence dignes de votre fille et du gendre du roi. Je pourrai alors donner à la princesse le genre de vie qu'elle mérite réellement !
Le Roi des rois, le Saint, Béni soit-Il, voulait donner sa fille – la Torah – à Adam, le premier homme qu’Il créa de Ses propres mains. Mais la Torah dit : « C'est un glouton. Il a mangé de l'Arbre de la Connaissance en dépit de Votre ordre formel. »Puis, D.ieu voulut donner la Torah à Noé et la Torah dit : « Il aime trop le vin. N'a-t-il pas planté une vigne et ne s'est-il pas enivré ? » Finalement D.ieu donna la Torah aux enfants d'Israël qu'il venait de libérer du joug égyptien.Mais tout au long de l'année, la Torah est souvent négligée et même déshonorée. Jour après jour, elle envoie des messages au Roi, se plaignant de la manière dont elle est traitée, ainsi qu'il est écrit : « Chaque jour une voix céleste avertit : “Malheur à ceux qui déshonorent la Torah !” »Puis viennent les messagers du Roi annoncer Son arrivée – ce sont les jours d'Eloul préludant à Roch Hachana. Alors nous nous réveillons et nous d'Eloul préludant à Roch Hachana. Alors nous nous réveillons et nous livrons à de fiévreux préparatifs : nous prions, nous étudions, nous récitons des Psaumes comme jamais auparavant. Roch Hachana ne nous surprend pas, nous sommes prêts. Nous sonnons du Choffar et acclamons le Roi des rois. Il est parmi nous, nous jouissons de Sa lumière Divine et nos cœurs s'emplissent de la proximité de D.ieu, de révérence et d'amour pour Sa Divine Majesté.Vient Yom Kippour et D.ieu trouve tous les Juifs repentants, purs et saints comme les anges. Alors Il est satisfait du comportement de Son « gendre », le peuple juif.Mais après Neïlah, quand le Choffar est sonné pour annoncer le départ de la Chékhinah, la Torah commence à verser des larmes. « Père, Père, ne m'abandonne pas, emmène-moi ! Ils vont bien vite me dépouiller de ma gloire, oublier qui je suis et me maltraiter à nouveau ! »Alors D.ieu dit à son peuple : « Est-ce ainsi que tu traites Ma fille ? Ne sais-tu pas que la Torah est une divine princesse ? » Et le peuple juif répond : « Maître de l'Univers ! Certes, nous connaissons la grandeur de la Torah, mais que pouvons-nous faire ? Nous vivons parmi les nations du monde qui ne veulent rien savoir de la Torah. Elles la méprisent, nous méprisent et nous rendent la vie impossible. Aussi, nous Vous en supplions, emmenez-nous loin d'ici. Faites-nous retourner à notre Terre Sainte, car le monde entier est à Vous. Rendez-nous notre héritage, notre Terre Sainte, et nous pourrons alors maintenir la Torah dans sa gloire. »Voilà pourquoi, aussitôt après que le Choffar est sonné la nuit de Yom-Kippour, nous prions Lechanah Habaah Birouchalaïm, « L'an prochain à Jérusalem ! », par l'intermédiaire de notre Juste Messie, et là nous servirons D.ieu comme aux jours d'autrefois.Madame, soyez bienvenue mardi 10 aout à 14h30 pour célébrer Roch Hodech Eloul au Beth Loubavitch d'Aix. 'Eloul 5770 : le tremplin de l'année 5771' suivi des rafraîchissements. Mercredi 12 août à 20h : Cours pour tous suivi d'un repas."Le Roi est dans les champs" | Pour décrire la teneur spirituelle du mois d'Eloul, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi a donné une parabole édifiante : D.ieu est tel un roi qui parcourt la campagne à la rencontre de son peuple, réservant à tous ceux qui s'approchent de lui un accueil bienveillant et souriant. Cette proximité avec le roi élève les paysans de leur condition et, lorsque le roi part vers la ville, les gens du peuple le suivent. | Ils les laisse l'accompagner dans toutes les étapes de sa progression, jusqu'à pénétrer dans le palais où il se révèle dans toute sa royale splendeur. Ainsi, au mois d'Eloul D.ieu est proche de nous, accueillant et bienveillant. Cette proximité nous donne les forces spirituelles de nous élever de notre quotidien, de sanctifier encore plus notre vie. C'est ainsi que nous méritons d'être avec Lui lorsqu'Il se révélera comme Roi de l'univers, lors de Roch Hachana et Yom Kippour. |
Le mois de lumière divine
Adapté des enseignements du Rabbi de Loubavitch  | Le mois d'Eloul, par lequel l'année s'achève, est connu de tous comme le mois de ‘Hechbone Hanéfèche – l'examen de conscience – pour l'année qui est sur le point de se terminer, et de préparation pour l'année qui vient. Cette préparation doit être efficace ; pour qu'elle le soit, elle doit être précédée par un « inventaire » spirituel du passé. Il est superflu d'ajouter qu'il faut que cet inventaire soit sincère et tienne compte aussi bien des mauvaises actions, des actions inadéquates et des bonnes actions. Cela, assorti d'une ferme détermination d'amender ce qui a besoin de l'être, de substituer aux déficiences les qualités correspondantes, utilisant au maximum capacités et possibilités, de s'élever à un niveau supérieur à celui de l'année écoulée, et d'avancer de victoire en victoire dans tous les domaines touchant la bonté et la sainteté. La nécessité de procéder à un tel examen de conscience dans cette période de transition est aussi rendue évidente par le fait que, plusieurs périodes propices ont été spécialement réservées dans ce but à la fin de l'année : – Le mois d'Eloul, comme nous venons de le dire. – Les douze jours (depuis ’Haï – le 18 – Eloul jusqu’à Roch Hachanah), lesquels, comme on le sait, correspondent aux mois de l'année, et visent à amender chacun de ces mois. – La fête de Roch Hachanah même, dont la Mitsva spéciale est le son du Choffar ; celui-ci, comme nous l'enseigne notre grand maître Maïmonide, sert aussi comme un appel au réveil et à l'inventaire spirituel. – Les Dix Jours de Repentance dans leur ensemble ; et particulièrement les sept jours qui relient Roch Hachanah à Yom-Kippour, et correspondent aux sept jours de la semaine : le dimanche destiné à amender tous les dimanches de l'année, le lundi, tous les lundis, et ainsi de suite ; jusqu'à ce que le point culminant soit atteint : le saint jour Yom Kippour. Comme nous l'avons dit plus haut, l'examen de conscience doit être sincère, ne laissant rien de ce qui a été accompli et de ce qu'on a manqué d'accomplir. N'oublions pas néanmoins qu'un homme étant, dans ce cas, juge et partie, ne peut être impartial. Là où il est personnellement concerné, trop de subjectivité se mêle pour que son estimation de ses propres actes soit infaillible. L'intrusion de son intellect, l'amour qu'il se porte instinctivement à lui-même, tout cela engendre une tendance à fausser l'examen. La voie illuminéeDe plus, l'intellect humain en général, qui a bien entendu ses limites, ne peut être irréprochable dès lors qu'il s'agit de juger ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. C'est pourquoi Dieu, Créateur de l'univers et de l'homme, connaissant les limites et les difficultés humaines, nous a donné la Torah, appelée « Torah Or » – la Torah est lumière – pour éclairer notre chemin dans la vie. Quand un Juif accepte la Torah et les Mitsvot avec Kabbalath Ol – avec soumission, sans l'intervention de son intellect, il réalise l'unité avec l'Intellect Divin de Torah Or, et voit son chemin tout illuminé ; tout lui devient clair : ce qu'il doit faire comme ce qu'il ne doit pas faire. Là est la signification des mots « Hachem Ori – D.ieu est ma lumière », au début du Psaume 27, que nous récitons deux fois par jour à partir de Roch ‘Hodèche Eloul. Toutefois, même quand on discerne clairement ce qui est bien et ce qui n'est pas bien, il n'est pas toujours aisé de faire ce que l'on doit, en particulier de le faire à la perfection ; surtout quand il faut pour cela surmonter tant de choses : la limitation de l'intellect humain, la volonté puissante du mauvais penchant et les désirs variés de ce dernier. Il y a, ou plutôt il semble qu'il y ait, des difficultés et des épreuves diverses ; c'est pourquoi tout Juif, même s'il est un Tsaddik, prie chaque matin au commencement du jour en disant : « ne me mets pas entre les mains de la tentation (l'épreuve) » etc. Ici, encore une fois, D.ieu vient à notre secours, à condition qu'une ferme résolution soit prise de faire face à cette épreuve. Tel est le sens de « Véyich’i – ...et mon secours », faisant suite aux mots « D.ieu est ma lumière » dans le verset mentionné ci-dessus. La transition entre une année et l'autre n'est assurément pas un simple fait de calendrier, la simple addition de douze mois. Son but est certainement d'accroître notre part de bien et de sainteté, et de nous faire accéder à un niveau plus élevé, afin de réaliser un progrès constant et toujours plus rapide, dans la Torah et les Mitsvot. Car, quelque satisfaisante qu'ait été la position précédente – même dans le cas d'hommes de vertu et de piété considérable – elle cesse de l'être dès lors que le progrès s'arrête. Il est nécessaire de faire un effort réel et d'avancer d'un degré à un autre, toujours de plus en plus haut. Ici, encore une fois, nous devons nous tourner vers Dieu afin qu'Il nous prête la force nécessaire pour progresser régulièrement dans la vie quotidienne, de manière qu'aujourd'hui soit meilleur qu'hier, et demain meilleur qu'aujourd'hui. Tel est le sens des mots « D.ieu est la force de ma vie », qui figurent dans la suite dudit verset. Puisse chacun de nous, homme ou femme, faire de son mieux en ce domaine, tant pour son bien propre que pour celui d'autrui, et dans une mesure croissante. Cela nous attirera les bénédictions de D.ieu, dans une « mesure » Divine, c'est-à-dire très généreusement de Sa Main pleine et ouverte, large et sainte. Puissions-nous voir, dans notre expérience personnelle, l'accomplissement des paroles « D.ieu est ma lumière et mon secours ... la force de ma vie », et que cela se réalise largement, dans la joie et l'allégresse du coeur. Cela hâtera aussi l'accomplissement de la promesse Divine (comme le dit la suite de ce Psaume) : « Contempler la beauté de Dieu et visiter Son Sanctuaire ... et j'offrirai dans Son Tabernacle les sacrifices de Trouah », dans le Beth Hamikdache qui sera érigé par notre juste Machia’h, lors de notre véritable, totale et rapide Guéoula. (Adapté de Likoutei Si'hot vol. IX, pp. 457-461) | |
|
Passez un bon été en bonne santé.Le 15 AvAmour et renaissance - lire article plus bas CENTRE AERE GAN ISRAEL 5, 4, 3, 2, 1, Et c'est parti ! Nous l’avons attendu pendant un an ! Le Gan Israël a enfin ouvert ses portes le lundi 5 juillet 2010 pour la joie de tous les enfants.Programme de notre quatrième semaine : Lundi : MAGIC LAND Mardi : Séance DVD / Jeux au Parc du Tholonet Mercredi : Mini coisière sur le Rhone à Avignon Jeudi : Accrobranches à Little Jungle - Cabriès Vendredi : KERMESSE TOURNOIS BABY FOOT : Equipe Gagnante ONEG CHABBAT : Chants - Allumage des bougies Kidouch - suivi d'un délicieux Goûter Récompense des enfants méritants Programme de notre troisième semaine : Lundi : CHASSE AU TRESOR Mardi : JOURNEE EDUCATIVE : TEFILA A LA SYNAGOGUE - LE BETH HAMIKDACH Mercredi : BOWLING Jeudi : OK CORRAL Vendredi : TOURNOIS BABY FOOT : Equipe Gagnante Yohan et Yoni ONEG CHABBAT : Chants - Allumage des bougies avec Emilie et Levana Kidouch avec Elie - suivi d'un délicieux Goûter Récompense des enfants méritants : Elie et Emiliearticle sur Le 15 Av. Il est indubitablement le jour le plus mystérieux du calendrier juif. La consultation du Choul’hane Aroukh (le « Code de loi juive ») n’indique aucune observance ou coutume liée à ce jour autre que l’omission des Ta’hanoune (confession des fautes) et autres passages similaires dans les prières de ce jour – comme c’est le cas lors de toutes les festivités – et que, à partir du 15 Av, il convient d’intensifier son étude de la Torah puisque c’est la période où les nuits commencent à s’allonger et « la nuit fut créée pour l’étude ». Et le Talmud nous dit qu’il y a bien longtemps, « les filles de Jérusalem s’en allaient danser dans les vignobles » le 15 Av et « tout celui qui n’avait pas de femme allait là-bas » pour y trouver une fiancée. Et tel est le jour que le Talmud considère comme la plus grande fête de l’année, suivie de près par Yom Kippour ! En fait, il est naturel que le 15 Av soit un mystère. Marquant la « pleine Lune » du tragique mois de Av, il est la fête de la Rédemption future et, de ce fait, un jour dont l’essence est par définition hors de notre portée, à nous qui sommes en exil CENTRE AERE GAN ISRAEL Programme de notre deuxième semaine : Lundi : MAGIC LAND Mardi : peinture / Jeux de plein air / TOURNOIS BABY FOOT Equipe gagnante : Dove et Evan Mercredi : ZOO PARC FLORAL DE SANARY - les merveilles de la création de Hachem Jeudi : JEU D EQUIPES AU JARDIN LA COLLINE DE PLAN DE CUQUES Vendredi : TOURNOIS PING PONG ONEG CHABBAT : Chants - Allumage des bougies avec Déborah et Tsipora Kidouch avec Evan- suivi d'un délicieux Goûter Récompense des enfants méritants : Evan / DéborahProgramme de notre première semaine : Lundi : LE VILLAGE DES AUTOMATES Mardi : BOWLING /Jeux de plein air Mercredi : Jeu de 'LOIS' Jeudi : LEGEND AIRE Vendredi : TOURNOIS BABY FOOT : Equipe gagnante : Sarah et Déborah ONEG CHABBAT : Chants - Allumage des bougies avec Charlotte-Mikaella et Tsipora Kidouch avec Dove - suivi d'un délicieux Goûter Récompense des enfants méritants : Evan / Victoria-Rivka / Benjamin et Tsipora.
Chaque semaine : Un nouveau récit - le N° 79 Bon réveil à tous ! : Cliquez ci-après. http://www.bethloubavitch-aix.com/index.php/Recits/Histoires/79-Bon-reveil-a-tous.html
 | | | Vaét'hanane Chabbat Nah'amouDeutéronome 1,1 - 3, 22
 | Le premier du mois de Chevat (37 jours avant qu'il ne quitte ce monde), Moïse commence sa répétition de la Torah devant les Enfants d'Israël rassemblés, retraçant les événements survenus et évoquant les Lois reçues au cours du voyage de quarante années depuis l'Égypte jusqu'au Sinaï et, de là, vers la Terre Promise. Il réprimande les Enfants d'Israël pour leurs fautes et leurs iniquités et les engage à rester attachés à la Torah et à en observer les commandements sur la terre que D.ieu leur donne en héritage pour l'éternité et dans laquelle ils vont entrer après sa mort. Moïse rappelle aussi la nomination des hommes chargés d'alléger son propre fardeau en exerçant la magistrature et en enseignant au peuple la parole de D-ieu; le voyage dans le grand et redoutable désert; l'envoi des explorateurs et la réaction du peuple qui, entendant leur récit, crut impossible l'entrée en Terre Promise, ce qui entraîna le décret divin que toute la génération de l'Exode périrait au désert. "Aussi contre moi, dit Moïse, D-ieu fut en colère à votre sujet, me disant: toi non plus tu ne t'y rendras pas." Moïse fait également le récit d'événements plus récents : le refus des nations de Moab et Ammon d'autoriser les Israélites à traverser leurs territoires; les guerres contre les rois émorites Si'hon et Og et l'installation sur leurs terres des tribus de Réouven, de Gad et d'une partie de la tribu de Manassé; puis il y a le message de Moïse à son successeur, Josué, qui va faire entrer le peuple dans la terre et les mener dans les batailles pour sa conquête:"Ne les craint pas, car l'Éternel votre D.ieu, c'est Lui qui combattra avec vous". |
Il y a quelque 2500 ans, D.ieu dit au prophète Ézéchiel d’enseigner aux Juifs la structure du Saint Temple. « Maître du monde, protesta Ézéchiel, les Juifs sont maintenant en exil à Babylone. À quoi bon leur en parler aujourd’hui ? Je leur enseignerai cela quand ce sera d’actualité... » Ce à quoi D.ieu répondit : « La construction de Ma Maison devrait être délaissée ? Dis aux Juifs d’étudier la structure du Temple et Je considèrerai que c’est comme s’ils s’étaient attelés à sa construction. » Mardi dernier, le 17 Tamouz, est un jour de jeûne. En ce jour, en l’an 70 de l’ère commune, une brèche fut ouverte par les Romains dans la muraille de Jérusalem. Trois semaines plus tard, ils détruisirent le Saint Temple et déportèrent en exil les survivants de notre nation ravagée. Depuis ce temps, ces trois semaines sont pour nous une période de deuil national. Sur la base de cet échange entre D.ieu et Ézéchiel, le Rabbi de Loubavitch a insisté pour que l’on consacre ces trois semaines à l’étude des parties de la Torah qui traitent de la construction du Temple. Dans notre section dédiée, vous retrouverez les Lois de la Maison d’élection de Maïmonide, ainsi que plusieurs articles de réflexion sur le sujet du Temple. Imaginez-vous que, très bientôt, ces connaissances seront d’ordre pratique ! LE 3 TAMOUZ 1994 : TRANSMISSION
« Comment est-il possible que la Rédemption n’ait pas déjà été atteinte ? Que, malgré tout ce qui s’est passé et tout ce qui a été accompli, Machia’h ne soit pas encore venu ? « Que puis-je faire de plus ? J’ai fait tout ce que je pouvais pour amener le monde à véritablement réclamer et exiger la Rédemption... La seule chose que je puisse encore faire est de vous transmettre la chose. Faites tout ce qui est en votre pouvoir – des actions qui relèvent d’une lumière sublime et transcendante, mais accomplies de manière pragmatique – pour faire venir Machia’h concrètement et immédiatement ! « J’ai accompli ma part. Dorénavant, faites, vous, tout ce qui est en votre pouvoir. » Le Rabbi prononça ces paroles à la fin d’un discours qu’il donna dans la soirée du jeudi 11 avril 1991. Dits d’une voix angoissée et émaillés de références personnelles inhabituelles, ces mots choquèrent profondément les ‘Hassidim présents dans la synagogue du Rabbi et résonnèrent dans la communauté ‘Habad-Loubavitch mondiale tout entière. Cependant, aucune diminution des activités du Rabbi ne fut constatée suite à ce discours. Au contraire : bien qu’il approchât de son 90ème anniversaire, il accélérait. Chaque Chabbat, il y avait une nouvelle réunion publique – les fameux Farbrengen – et souvent plusieurs autres au cours de la semaine. Chaque dimanche, le Rabbi se tenait debout pendant des heures à accueillir les visiteurs avec bénédictions et conseils – et un dollar à donner à la charité. Sa campagne pour amener le monde à la conscience de l’imminence de l’ère du Machia’h se poursuivit et s’intensifia. Mais un sentiment d’expectative flottait dans l’air. Le Rabbi avait déclaré implicitement que la torche qui avait passé de chef en chef, de prophète en sage depuis Avraham, lui, le Rabbi, l’avait transmise à chacun d’entre nous. _______________________ Le 25 Adar I 5752 (29 février 1992) était un Chabbat comme les autres pour les nombreux ‘Hassidim du Rabbi qui résidaient dans le quartier de Crown Heights à Brooklyn, New York. Parce que c’était Chabbat Mevarkhim (le Chabbat qui précède le début d’un nouveau mois dans le calendrier juif), ils rejoignirent le Rabbi dans sa synagogue à 8h30 pour lire le livre des Psaumes, comme le veut la coutume Loubavitch. Ceci fut suivi de l’office habituel du Chabbat matin. Après l’office, certains se dépêchèrent de rentrer chez eux pour prendre un rapide repas de Chabbat. Dans l’heure, ils étaient de retour, rejoignant ceux qui « étaient restés à la synagogue. À 13h30, l’heure à laquelle le Farbrengen (rassemblement) hebdomadaire du Rabbi était prévu, plusieurs milliers de ‘Hassidim remplissaient la grande salle du 770 Eastern Parkway. Peu après, le Rabbi entra. Au cours des trois heures qui suivirent, il parla, développant une grande variété de thèmes dans la Torah. Lors de brefs intermèdes entre les discours, les ‘Hassidim chantaient et levaient de petits verres en plastique emplis de vin pour dire le’haïm au Rabbi. Dans l’un de ses discours, le Rabbi évoqua la lecture de la Torah du jour, Vayakhel (Exode 35-38), et celle de la semaine suivante, Pekoudei (Exode 38-40). Mais pourquoi, demanda le Rabbi, Vayakhel, qui signifie « communauté », précède-t-elle Pekoudei, qui exprime la notion d’« individualité » ? Ne doit-on pas d’abord développer et parfaire les individus avant d’espérer en faire de saines communautés ? Mais, continua le Rabbi, tel est l’esprit de la Torah : faites des communautés, avant même d’avoir des individus parfaits. Les gens ne sont pas des Legos ou des pièces de machines, qui doivent être entièrement formés avant de pouvoir être assemblées ensemble de façon constructive. Les gens sont des âmes, qui recèlent déjà en elles leur potentiel de perfection. Et rien ne permet autant d’exprimer le potentiel d’une âme que d’interagir et de s’unir avec d’autres âmes. Des individus imparfaits, mais réunis dans l’amour et la camaraderie, font des communautés parfaites. À la conclusion du Farbrengen, ceux qui ne l’avaient pas encore fait rentrèrent chez eux prendre le repas de Chabbat. Eux aussi devaient se dépêcher, car la courte journée d’hiver touchait déjà à sa fin. Dès l’issue du Chabbat, un groupe d’érudits (appelés les ‘hozrim, ou « répétiteurs ») se rassembla pour rappeler et transcrire les paroles du Rabbi (car, pendant le Chabbat, aucun dispositif d’enregistrement ne pouvait être utilisé). Sous 24 heures, les paroles du Rabbi avaient été fidèlement transcrites, traduites dans une demi-douzaine de langues et faxées aux centaines de centres ‘Habad-Loubavitch dans le monde. Les ‘Hassidim du Rabbi avaient de quoi étudier, diffuser et mettre en application jusqu’au Farbrengen du Chabbat suivant, si le Rabbi ne faisait pas de discours au cours de la semaine (comme c’était souvent le cas). Mais, le lundi après-midi (le 2 mars1992), alors qu’il priait auprès du tombeau de son beau-père et prédécesseur, le Rabbi eut une attaque cérébrale qui paralysa son côté droit et, pire encore, le priva de la faculté de parler. Il n’y eut pas de Farbrengen le Chabbat suivant, ni celui d’après. ... Deux ans et trois mois plus tard, le Rabbi quitta ce monde dans les premières heures du matin du 3ème jour du mois hébraïque de Tamouz, dans l’année 5754 depuis la création du monde (le 12 juin 1994), laissant une génération orpheline. Les disciples du Rabbi attendent toujours le prochain Farbrengen. En attendant, ils font des communautés. Pourquoi les Juifs aiment-ils Jérusalem ? La capitale éternelle du peuple juif par Yerou'ham Eilfort
| L’amour que les Juifs vouent à Jérusalem, sa place comme la capitale éternelle du Judaïsme, découle de la Torah elle-même. La Ville Sainte est citée des centaines de fois à travers le Tanakh (les Cinq Livres de Moïse, les Prophètes et les Hagiographes, ce qui est appelé également la Torah Écrite). Le Talmud expose de manière très détaillée notre lien avec cette ville. (En revanche, elle n’est jamais mentionnée dans le Coran, quoi qu’on en dise dans le monde musulman.) Concernant notre établissement en Israël en général et à Jérusalem en particulier, d’aucuns pourraient demander : « Pourquoi attribuer tellement d’importance à un lieu en particulier ? D.ieu n’est-il pas présent partout dans le monde ? » Cette question peut être étendue au temps également. Nous pouvons demander : « Pourquoi certains jours sont-ils considérés comme des jours saints ? La Présence divine ne peut-elle être ressentie à tout moment ? » Certes, la Présence divine peut être ressentie en tous lieux et à tout moment. Parce que D.ieu est illimité et est le Créateur du temps et de l’espace, de sorte qu’Il transcende ces deux dimensions. Néanmoins, la Torah (une création de D.ieu qui transcende également le temps et l’espace) décrète que certains endroits et certains moments sont spéciaux. La Torah étant l’expression de la volonté immuable de D.ieu, la sainteté de Jérusalem ne peut fluctuer ou diminuer. Cela a toujours été et sera toujours l’endroit le plus saint du monde. La sainteté de Jérusalem surpasse même celle du mont Sinaï. La raison en est que la sainteté du mont Sinaï fut le fruit de l’initiative de D.ieu de se révéler au peuple. Ce n’est pas le peuple qui fut à l’origine du don de la Torah. En revanche, la sainteté de Jérusalem se révéla à travers des efforts humains. Ce furent des mains humaines qui édifièrent les Saints Temples et consacrèrent le sol de Jérusalem, ce qui révéla la pérennité de sa sainteté. Le roi David, conscient, en grand prophète qu’il était, de la sainteté du site, acheta le terrain destiné à l’édification du Temple aux habitants locaux. C’était, après tout, en ce lieu qu’Abraham avait offert son fils Isaac en sacrifice. C’était là que Jacob avait posé sa tête et avait eu son rêve prophétique des anges sur l’échelle. Le site du Temple est une véritable porte du Ciel ici-bas. Le cœur de chaque Juif s’étreint en approchant le dernier vestige que nous avons du Saint Temple. Le Kotel HaMaaravi, le Mur Occidental – que les non-juifs appellent le Mur des Lamentations – est un mur de soutènement construit à l’époque des travaux de rénovation du Mont du Temple qu’il entoure, ordonnés par Hérode. Oh, toutes les histoires que ces pierres pourraient raconter ! Toute la peine et la souffrance de l’histoire juive sont contenues dans ces pierres massives. Des millions de larmes ont été versées et des millions de prières ont été dites dans ce lieu saint. Les pierres les plus basses ont été polies par les mains qui s’y sont appuyées, qui les ont caressées, des innombrables Juifs venus s’y recueillir, pour toucher « la Face et le Cœur de D.ieu » pour ainsi dire. Rav Yerou'ham Eilfort est directeur de Chabad de La Costa, en Californie. © Copyright 2010, all rights reserved. |
Bénédictions avant de mangerDites « S’il vous plaît » !
 | Le monde est un temple et la nourriture est divine... du moment que vous bénissez son Créateur avant de manger ou de boire. Les différentes formes de nourritures ont différentes bénédictions, mais elles débutent toutes par : Baroukh ata A-donaï E-lohénou Melekh haolam... « Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi de l’univers... »
Vous avez juste à vous rappeler six conclusions simples : - Avant de croquer dans un succulent fruit de l’arbre, dites : ... boré peri ha-èts. « ...qui crée le fruit de l’arbre. »
« Le vin réjouit le cœur de l’homme... le pain nourrit le cœur de l’homme. » Ainsi ces deux aliments méritent une bénédiction particulière- Mais pour un légume ou le fruit d’un arbre bas (comme un ananas ou une banane), dites : ... boré peri ha-adama. « ...qui crée le fruit de la terre. »
- Si votre aliment a été fait à base de farine de blé, orge, avoine, épeautre ou seigle – mais sans être du pain – dites : ... boré miné mézonot. « ...qui crée différentes sortes de nourriture. »
« Le vin, a chanté le roi David dans ses Psaumes, réjouit le cœur de l’homme... le pain nourrit le cœur de l’homme. » Ainsi, ces deux aliments méritent une bénédiction particulière. - Pour le vin (ou le jus de raisin), dites : ... boré peri ha-guéfène. « ...qui crée le fruit de la vigne. »
- Pour le pain, dites : ... ha-motsi lé’hèm mine ha-arets. « ...qui fait sortir le pain de la terre. »
- Pour tout le reste – par exemple pour les produits laitiers, la viande, les œufs – et les boissons, dites : ... chéhakol nihyia bidvaro. « ...par la parole duquel tout est créé. »
Quelques détails importants : - Une bénédiction couvre tous les aliments d’une même catégorie. Vous avez une pêche et une prune dans votre assiette ? La bénédiction sur la pêche inclut également la prune.
- Le pain et le vin sont des « aliments royaux ». Une fois que vous avez prononcé la bénédiction sur le pain, tous les autres aliments et boissons (hormis le vin) dans ce repas sont inclus. De même, la bénédiction sur le vin couvre les autres boissons que vous allez boire avec lui.
- Avant de manger un repas contenant du pain (ou une quantité rassasiante d’aliments à base de pâte « mézonot »), nous nous lavons rituellement les mains, avant de réciter la bénédiction.
|
| 1 |

|
La Rabbanit 'Haya MouchkaUne brève biographie
par Shmuel Marcus
 | Un court récit qui donne un aperçu de la véritable stature de cette femme si humble. Ne se contentant pas de n'être qu'une simple observatrice, la Rabbanit prit bien souvent part à des événements qui ébranlèrent les fondations mêmes de la vie juive. Sa vie est le reflet des épreuves et des triomphes du mouvement Loubavitch durant ces années mouvementées. | cliquez sur lire la suite .... pour 'Quelques anecdotes édifiantes' : |
Quelques anecdotes édifiantes au sujet de la Rabbanit ‘Haya Mouchka
 | L’épouse du Rabbi, la Rabbanit ‘Haya Mouchka eut plusieurs fois l’occasion d’accomplir de dangereuses missions. Avant le mariage de la Rabbanit, son père, le précédent Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Its’hak l’envoya plusieurs fois à la Yechiva Novardok qui fonctionnait clandestinement à Rostov, afin d’y apporter de la nourriture cachère et des bougies. C’était juste après la Révolution d’Octobre, quand de féroces combats déchiraient la population civile et que les gens étaient abattus dans les rues sans autre forme de procès. Confiante dans la nécessité absolue de ravitailler des jeunes gens désireux d’étudier la Torah, la Rabbanit ‘Haya Mouchka n’hésita pas à mettre sa vie en danger et à acheminer la nourriture et les bougies à cette Yechiva. * * * Après son mariage (en 1927), la Rabbanit s’installa avec le Rabbi à Berlin où il poursuivait ses études. Avec l’ascension des Nazis au pouvoir, tous deux s’enfuirent en France. Le frère du Rabbi, Rabbi Israël Arié Leib vivait également en France à cette époque et désirait s’établir en Terre Sainte, en Erets Israël qu’on appelait la Palestine. Pour cela, il avait besoin de certificats que seul le gouvernement allemand pouvait lui procurer. Le Rabbi voulut d’abord se rendre en Allemagne pour son frère mais sachant que les Nazis emprisonnaient à tour de bras tous les rabbins et notables juifs importants, la Rabbanit proposa de s’y rendre elle-même. Cela signifiait se jeter dans la gueule du lion mais elle n’hésita pas. Quand elle arriva en Allemagne, les officiers nazis lui demandèrent de décliner son identité et celle des membres de sa famille. Quelle ne fut pas leur surprise quand elle déclara s’appeler Schneersohn, que son père aussi s’appelait Schneersohn (de fait, elle était une lointaine cousine de son mari) et même le nom de jeune fille de sa mère était Schneersohn. On la soupçonna de mentir (or, bien plus tard, la Rabbanit remarquait qu’elle n’avait jamais dit quelque chose qui ne soit pas vrai…). Les officiers nazis enregistrèrent sa déposition dans leurs dossiers tout en promettant que, dès qu’ils prendraient Paris (!), ils se mettraient à sa recherche ! Mais malgré leurs soupçons, elle réussit à obtenir les précieux documents… * * * Après la Histalkout (le décès) de son père, Rabbi Yossef Its’hak, ce fut elle qui persuada le Rabbi son époux de prendre sa succession, sachant fort bien ce que cela impliquerait pour elle. Elle restait éveillée jusqu’à ce que le Rabbi rentre, le soir, tard, à la maison. Et elle se levait tôt le matin pour prendre avec lui une tasse de café. Par tous les moyens possibles, elle assurait au Rabbi un maximum de sérénité, en évitant de lui causer souci et peine. * * * Elle fuyait les honneurs. Quand elle faisait des courses, elle demandait à son secrétaire de l’emmener dans un centre commercial où personne ne la reconnaîtrait. C’est ainsi qu’un jour, elle se rendit dans un certain magasin pour acheter un manteau : or la Rabbanit de Satmar s’y trouvait justement elle aussi ! La dame accompagnant la Rabbanit de Satmar reconnut la Rabbanit ‘Haya Mouchka et en informa à voix basse la Rabbanit de Satmar. Aussitôt, celle-ci se précipita à la rencontre de l’illustre cliente, lui serra chaleureusement la main et entama avec elle une conversation animée et cordiale. En quittant le magasin, la Rabbanit ‘Haya Mouchka déclara qu’elle ne se rendrait plus dans ce magasin où elle était maintenant reconnue. Une autre fois elle affirma : « Je ne peux pas faire mes courses dans des magasins où on me connaît parce que les gens se croiraient obligés de m’accorder une attention particulière, ce que je ne souhaite absolument pas ! » De fait, nombreux étaient les gens qui habitaient durant des années dans son quartier et qui ne l’avaient jamais vue. Nombreux sont ceux qui n’ont connu son visage qu’après son départ de ce monde, quand on publia de rares photos d’elle. Telle était la Rabbanit ‘Haya Mouchka : l’exemple même de la dignité, de l’humilité et de la royauté véritable. Malka Schwartz - N’shei Chabad Newsletter * * * Un jour, la Rabbanit tomba et se brisa une côte. Elle aurait dû être opérée immédiatement mais cela n’était pas possible, à cause d’un autre problème de santé. Hospitalisée, elle souffrait énormément et était très pâle. J’organisais pour elle un roulement de trois infirmières privées qui s’occupaient uniquement d’elle, huit heures par jour. A la fin du jeûne du 9 Av, nous avons appris que le Rabbi allait se rendre à l’hôpital. Je dois préciser que, durant toutes ses hospitalisations, je n’ai jamais pénétré dans la chambre de la Rabbanit afin de respecter son besoin d’intimité. Je restais dans le couloir afin d’être disponible pour les infirmières. Après avoir entendu que le Rabbi allait arriver, je vis l’infirmière sortir bouleversée de la chambre. Des larmes coulaient même sur ses joues tandis qu’elle m’expliqua : « Jamais je n’ai vu une femme aussi extraordinaire. Quand elle a appris que son mari – le Rabbi – allait arriver, elle m’a demandé de l’aider à mieux s’habiller et à se maquiller afin de masquer sa pâleur et ne pas lui causer de peine ! » * * * Même après qu’elle eut quitté l’hôpital, nous avons continué avec des infirmières privées qui se succédaient à son chevet toutes les huit heures. Ceci dura environ un an. C’est moi qui m’occupais de tout et je demandai à la présidente de cet organisme privé de ne proposer que des infirmières particulièrement courtoises et discrètes. Je dois préciser que jamais la Rabbanit ne m’avait demandé quoi que ce soit. Elle ne supportait pas d’importuner les autres bien que tous se seraient fait une joie et un honneur de lui rendre service. Cependant un dimanche particulièrement froid et pluvieux, elle me téléphona : « J’ai un très grand service à te demander, s’excusa-t-elle, mais il m’est pénible de te déranger ! » – Rabbanit, m’empressais-je d’affirmer, c’est avec joie que je ferai pour vous tout mon possible ! C’est un grand privilège ! – Voilà ! Je me sens beaucoup mieux mais il est déjà huit heures vingt et l’infirmière suivante n’est pas encore arrivée. En ce qui me concerne, cela ne me dérange pas mais mon mari refuse de quitter la maison pour se rendre au « 770 » tant que je serai seule. Pourrais-tu téléphoner au bureau des infirmières pour t’informer de la raison de ce retard ? Tout en l’écoutant, je me disais qu’à l’étage, le Rabbi disposait d’une pièce dans laquelle il pouvait travailler, avec des dizaines, des centaines de livres à sa disposition. Mais la Rabbanit savait que du travail important l’attendait au « 770 », qu’il avait peut-être besoin de ses secrétaires, que des gens cherchaient probablement à lui parler… Pour éviter de faire perdre son temps au Rabbi, la Rabbanit avait fait une entorse à ses principes et, contrairement à son habitude, elle m’avait demandé un service… Bien sûr, j’ai immédiatement téléphoné à la compagnie afin d’obtenir qu’une infirmière se déplace dans les plus brefs délais : nous lui avons payé le taxi et l’avons généreusement rémunérée afin de rassurer le Rabbi et la Rabbanit. * * * Un jour, un docteur arriva de Floride et sonna à la porte de la maison du Rabbi. Il apportait une corbeille de fruits et de fleurs pour le Rabbi, de son propre jardin. Une femme lui ouvrit. Il lui tendit le panier en précisant : « C’est un panier pour le Rabbi en l’honneur de la fête de Pourim de la part de Docteur P. ». La femme le remercia et, pensant que c’était un livreur, partit chercher un billet de cinq dollars pour lui donner un pourboire. – Non ! Je suis moi-même le Docteur P. et je n’ai pas besoin de pourboire ! s’écria-t-il. – Alors venez ! Entrez ! – Qui êtes-vous ? demanda-t-il, curieux. – Je suis la personne qui s’occupe de la maison, répondit-elle ; par ailleurs, je suis aussi la cousine du Rabbi. Le Docteur se dit que c’était vraiment une très bonne idée que le Rabbi et la Rabbanit disposent d’une aide aussi agréable et d’aussi noble caractère, sans doute une femme d’origine russe à en juger par son accent… Il lui raconta qu’il possédait un très beau jardin derrière sa maison et qu’il aurait tant voulu inviter le Rabbi et la Rabbanit chez lui. Ils jouiraient de tout le confort et d’une discrétion parfaite puisque le jardin était entouré d’arbres très serrés. De plus, en Floride, il fait chaud même en hiver etc… « Pourriez-vous transmettre cette proposition au Rabbi et à la Rabbanit ? » Elle répondit avec beaucoup de naturel : « Je transmettrai vos paroles exactement. » Ce docteur sortit, émerveillé : « Quelle femme remarquable. Quelle bénédiction que le Rabbi et la Rabbanit aient à leur disposition une femme aussi distinguée ! » Il en parla à ses amis, les ‘Hassidim. Ceux-ci, suspicieux, l’écoutèrent et lui demandèrent plus de détails. Finalement l’un d’eux remarqua : « Ce devait être la Rabbanit elle-même ! » – Pourquoi ne me l’a-t-elle pas dit ? protesta le Docteur P. Puis il réfléchit : « Elle m’a dit qu’elle s’occupe de la maison, et c’est vrai ; qu’elle était la cousine du Rabbi et c’est vrai aussi... » Esther Sternberg - Michpa’ha ‘hassidit n°1223 * * * Nous ne connaissons pas grand-chose de la Rabbanit ‘Haya Mouchka Schneerson, la défunte épouse du Rabbi de Loubavitch. Elle tenait par dessus tout à ne pas se faire remarquer : quand elle allait au 770 Eastern Parkway, le quartier général du mouvement Loubavitch à Brooklyn, pour rendre visite à sa mère et sa sœur, elle veillait à ce que ce soit un moment où nul ne se trouvait alentour. Pour elle, la discrétion était innée. C’est le propre de la fondation d’une maison : peu importe les apparences (d’ailleurs on ne les voit pas) mais sur elle repose tout le bâtiment... * * * En 1950, à la mort du précédent Rabbi de Loubavitch, les ‘Hassidim supplièrent Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, son gendre, de lui succéder. Mais il refusa de prendre la tête du mouvement. Ce fut son épouse, la Rabbanit ‘Haya Mouchka qui le persuada d’accepter cette charge écrasante quand elle déclara : « Je ne peux permettre au sacrifice personnel de mon père durant trente ans de s’arrêter ainsi ! » Elle savait mieux que quiconque ce que cela signifiait pour sa vie privée mais elle fit don de son mari et de sa propre vie au peuple juif. * * * La Rabbanit se rendait souvent dans une bibliothèque à Manhattan. Un jour, alors qu’elle présentait sa carte de membre, l’employée remarqua son nom et lui demanda : – Êtes-vous de la famille du célèbre Rabbi, à Brooklyn ? » – Oui. – De quelle façon ? insista la jeune femme. – C’est mon mari, avoua la Rabbanit. L’employée se mit alors à se plaindre du Rabbi. Elle expliqua que, mariée depuis plusieurs années, elle n’avait pas d’enfant : « Sur le conseil de mes amis, j’ai fait l’effort d’aller voir le Rabbi ; il m’a bénie et m’a conseillé de m’engager à accomplir une Mitsva supplémentaire. En effet, me dit-il, la bénédiction agit comme la pluie qui peut rendre fertile un champ préparé et labouré. Je m’engageai à allumer les bougies de Chabbat le vendredi soir. Cela fait deux ans et nous n’avons toujours pas d’enfant ! La Rabbanit tenta de la calmer : « Moi non plus... » Mais la bibliothécaire éclata en sanglots : « Je suis désolée pour vous mais moi, je suis une rescapée de la Shoa. J’ai survécu aux camps d’extermination et je suis la seule survivante de toute ma famille. C’est pourquoi il est si important pour moi d’avoir des enfants, afin que notre famille ne soit pas effacée ! » La Rabbanit demanda : « Qu’est-ce que mon mari vous a dit, exactement ? » – Il m’a dit d’allumer les bougies de Chabbat ! – C’est bien ce que vous faites ? – Mais oui ! – Et comment le faites-vous ? continua la Rabbanit. – Chaque vendredi, quand mon mari revient du travail, j’allume les bougies vers 19h ou 20h. Patiemment, la Rabbanit expliqua qu’il fallait allumer les bougies avant le coucher du soleil, en accord avec les horaires imprimés sur les calendriers hébraïques. La bibliothécaire avait écouté attentivement : elle s’engagea à allumer les bougies à l’heure voulue. Dix mois plus tard, elle serrait son fils dans ses bras… Elle garda contact avec la Rabbanit et lui rendit même visite plusieurs fois. * * * Un jeune couple de Chlou’him (émissaires du Rabbi) eut le privilège de rendre visite à la Rabbanit avant son mariage. Elle demanda au fiancé : « Êtes-vous le petit-fils du ‘Hassid, Reb… ? » Il répondit par l’affirmative. Elle hocha la tête, joyeusement : « Dans ce cas, je suis sûre que vos enfants parleront le yiddish ! » De nombreuses années passèrent. Le jeune couple n’avait toujours pas d’enfants mais ne désespérait pas : « Nous n’étions pas inquiets puisque la Rabbanit nous avait dit de parler yiddish à nos enfants : pour cela, il fallait bien que nous ayons des enfants ! Et nous étions sûrs que nous aurions plus qu’un enfant puisqu’elle avait parlé au pluriel : « Vos enfants ». Pas un instant nous n’avons perdu espoir puisque nous avions la bénédiction de la Rabbanit ! » Après 14 ans de mariage, ce couple de Chlou’him mit au monde des jumeaux, un garçon et une fille. Ils les nommèrent Mena’hem Mendel et ‘Haya Mouchka. Rav Shmuel Lew - L’Chaïm | |