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Edito Compagnons de route Les amateurs de randonnée le savent. Dans tous les longs parcours, connaître l’itinéraire, ou, en d’autres termes, le plan d’avancée, est essentiel. Ils savent aussi
que le chemin est fait d’étapes diverses et que, parfois, les réalités rencontrées sont profondément différentes. C’est dans un voyage de ce type que nous sommes aujourd’hui engagés. De fait, depuis le début de la fête de Pessa’h, nous sommes entrés sur le sentier d’un temps plus complexe qu’à l’accoutumée, comme marqué par des caractères opposés : l’Omer et son décompte ont commencé. D’une part, c’est l’époque de l’impatience qui mène de la sortie d’Egypte au Don de la Torah. Une impatience doublée d’une élévation spirituelle progressive qui fait que chaque jour est différent de celui qui l’a précédé comme de celui qui le suivra. D’autre part, c’est un temps où la joie fait l’objet d’une retenue que le caractère jubilatoire de l’attente évoquée plus haut ne laissait pas prévoir. Souvenir d’un épisode tragique de l’histoire juive, rappel des méfaits de la désunion et du manque de respect de l’autre, un trait de gravité souligne donc les jours qui passent. Il est ainsi demandé aux hommes de vivre, dans le même temps, sur deux plans comme si l’on pouvait aller sur deux routes à la fois. De fait, dans notre vie quotidienne, il existe souvent des situations ambivalentes du même type qui résistent à l’analyse rationnelle mais auxquelles nous parvenons à donner sens. Car, d’une certaine manière, l’enjeu de la création est là : à chacun de tracer sa propre voie et de choisir avec sagesse le but qu’il s’assigne. La période de l’Omer est, pour cette raison, une invitation au grand voyage spirituel que constitue la recherche de la perfection. Elle indique un chemin qui donne à celui qui l’emprunte les moyens de progresser, de degré en degré, jusqu’au moment indépassable du Don de la Torah et de la rencontre avec D.ieu lors de la fête de Chavouot. Ce n’est pas un temps ordinaire ni des jours anodins. Il y a là comme une palpitation d’infini dans l’existence de tous. Il revient à chacun de prendre la route qui s’ouvre. Elle nous mène jusqu’à la liberté absolue, couronnement de la Délivrance annoncée par les prophètes, que Machia’h nous apportera. H. Nisenbaum Etincelles Une attente juive
Un jour, à l’époque où le Tséma’h Tsédek, le troisième Rabbi de Loubavitch, était encore un jeune homme, il se trouvait avec un groupe de Hassidim. La discussion s’engagea entre les présents sur le thème: “Qui sait quand Machia’h viendra?” Le Tséma’h Tsédek commenta: “Ce type de conversation rappelle le style du prophète non-juif, Bilaam. Celui-ci dit, à propos de la venue de Machia’h (Bamidbar 24: 17): “Je le vois mais pas maintenant: je le contemple mais il n’et pas proche”. Il décrit la Rédemption comme lointaine. En revanche, un Juif doit espérer ardemment et attendre chaque jour que Machia’h vienne ce jour-là”. H.N Halakha Pourquoi lit-on Pirké Avot, les «Maximes des Pères», chaque samedi après-midi, entre Pessa’h et Chavouot ? Entre Pessa’h et Chavouot, nous nous préparons à revivre le don de la Torah au mont Sinaï. Pirké Avot est un traité talmudique qui contient des recommandations éthiques et morales. Grâce à ces paroles de nos Sages, nous pouvons raffiner notre personnalité et notre comportement, de façon à mériter de recevoir la Torah. Dans de nombreuses communautés, on continue la lecture de ces six chapitres tout au long de l’été jusqu’au Chabbat qui précède Roch Hachana. En effet, durant l’été, certains ont tendance à se montrer moins stricts dans leur observance des Mitsvot : il convient donc de se renforcer spirituellement pour éviter tout relâchement. F. L.
Sidra Tazria Metsora Le rejet
Le rejet est l’une des armes les plus puissantes de notre société pour réguler et empêcher les comportements indésirables. Enfants, nous savions que tout mauvais comportement encourait le risque d’un regard de désapprobation de la part des parents et peut-être d’un renvoi dans notre chambre. Adultes, le spectre de l’emprisonnement menace les criminels potentiels comme moyen de dissuasion de toutes sortes d’agissements illégaux. Mais jusqu’à quel point l’isolement forcé est-il efficace pour empêcher le crime, et peut-être, ce qui est encore plus important, éveiller un sentiment de regret chez le coupable ? Les chercheurs sociaux et les psychologues réévaluent cette vieille méthode pour agir face à l’acte criminel. Il est vrai que le bannissement et l’emprisonnement retirent le criminel de la société, protégeant ainsi le reste des hommes de son comportement choquant. Cependant, une fois qu’il a été séparé de la communauté, l’offenseur ne ressent que peu de motivations pour se réadapter aux normes. En l’isolant, nous le coupons de la civilisation. Notre rejet peut ne pas l’inciter à s’améliorer mais plutôt lui permettre de plonger encore plus profondément dans le monde du crime. La Torah possède également un système d’isolement qu’elle prescrit pour certains crimes. Tsaarat était une affliction ordonnée par D.ieu et qui s’abattait sur un individu coupable d’avoir calomnié son proche. Une fois qu’il avait été déclaré impur, le lépreux était renvoyé des trois campements d’Israël et gardé complètement à l’écart du reste de la société. Sa punition correspondait à son méfait. Ses paroles calomnieuses avaient résulté en une discorde et une désunion entre les hommes. Sa punition était une séparation obligatoire de la communauté. Et pourtant, il est important de noter le processus par lequel le lépreux était déclaré impur. Celui qui avait découvert une tache suspecte sur sa peau devait se faire examiner par un sage érudit. Si le sage déterminait que la tache avait tous les symptômes de tsaarat, il le présentait alors au Cohen qui le déclarait impur. Le Cohen pouvait être complètement ignorant de tous les détails des lois concernant tsaarat, l’individu n’était déclaré impur que lorsque le Cohen en avait prononcé le verdict. Même si le Cohen se faisait seulement l’écho de la décision du sage érudit, c’était ses paroles plutôt que l’opinion savante de l’érudit qui fixaient le statut de la personne. Il est étonnant d’observer que la Torah appuie la déclaration d’impureté sur la parole du Cohen. Après tout, le Cohen se distinguait par son propre statut particulier de pureté. Il accomplissait les tâches les plus raffinées dans le Temple et avait l’obligation de ne pas se souiller par quelque contact que ce soit avec une impureté rituelle. Pourquoi devait-il, lui, déclarer cet homme impur ? L’implication obligatoire du Cohen jette la lumière sur la perspective de la Torah concernant l’isolement social comme punition et dissuasion d’actions viles. La fonction du Cohen, en dehors de son service dans le Temple, était d’être celui par lequel passaient les bénédictions pour le Peuple Juif. Les Cohanim ont conservé ce rôle au cours de l’histoire juive, par la récitation de leur bénédiction à la synagogue. Avant de la commencer, les Cohanim en récitent une autre, se concluant par les mots : «…Qui nous a commandé de bénir le Peuple Juif avec amour» Si le Cohen sent qu’il manque d’amour, même à l’égard d’un seul des membres de la communauté, il est obligé de reculer et de s’abstenir de prononcer les paroles de la Birkat Cohanim (bénédiction des Cohanim). C’était donc seul le Cohen, connu comme un «homme de bonté», qui avait l’autorité de déclarer une personne impure, ce qui avait pour résultat son bannissement du campement du Peuple Juif. La déclaration du Cohen est basée sur l’opinion de sage érudit, versé dans les myriades de lois concernant les différentes affections de la peau et leurs statuts rituels. Cependant, c’est au Cohen que reviennent les derniers mots sur les sujets d’impureté. Le cœur du Cohen, débordant d’amour pour son prochain, ne se permettra pas de faire une telle déclaration à la légère. Il est pleinement conscient de la portée de ses paroles et il n’aura de cesse que le sage érudit ne trouve une échappatoire pour éviter d’affirmer qu’un autre Juif est impur. Et si, malgré tous ces efforts, il est incapable d’éviter de prononcer ce mot : «impur», nous pouvons avoir la certitude qu’il ne s’épargnera aucun effort pour faciliter la purification du lépreux. L’isolement et le rejet sont des moyens pratiquement inefficaces pour améliorer un comportement criminel en l’absence d’un ingrédient essentiel : l’amour. Une fois que l’individu se sent rejeté de la société, il perd sa plus grande source de motivation et d’encouragement pour mener une vie pleine et productive. Le Cohen est là pour nous enseigner que même en refusant et en condamnant un comportement inacceptable, nous ne devons jamais perdre de vue notre rôle essentiel : tendre une main aimante et encourageante à chacun des membres de la société, quel que soit son statut. Un individu capable de prononcer une condamnation contre un autre être humain doit soigneusement examiner son propre cœur. Ceux qui manquent d’amour et de compassion sont incapables d’arriver à une conclusion vraie concernant le statut d’autrui. Ils arriveront seulement à les conduire encore plus loin dans leurs attitudes de critique acharnée. En fait, celui qui n’a pas les qualifications requises pour déclarer l’impureté de quiconque et le fait cependant, se rend lui-même coupable de calomnie, l’offense même qui encourt la punition de tsaarat. L’isolement est le sort d’une espèce d’hommes, ceux qui sont incapables de tolérer et d’accepter les autres. Ceux qui sont incapables d’aller vers chaque membre de la communauté devraient s’arrêter sur eux-mêmes et essayer de faire naître dans leur propre cœur un sentiment de clémence, d’éviter de faire souffrir les autres avec les piqûres de leur amertume et de leurs condamnations. Il n’y a pas de mots pour dire à quel point nous pouvons avoir de l’impact et de l’influence sur toute la société quand nous gardons nos cœurs ouverts à tous avec bonté et compassion. Le Cohen, un homme de bonté, nous guide pour atteindre ce niveau extraordinaire de sensibilité. C’est cette forme d’amour inconditionnel qui effacera la cause première de notre long exil. Car l’exil est un état de conflit et de disharmonie où nous nous sentons coupés émotionnellement les uns des autres et même de notre moi intérieur. Quand nous tentons, en toute conscience, d’éveiller en nous-mêmes un véritable sentiment d’acceptation et d’amour pour tous les individus, nous nous libérons nous-mêmes et la société du piège de l’isolement et du détachement. Ainsi, la prochaine fois que vous rencontrerez quelque forme d’imperfection que ce soit chez un autre être humain, ne vous détournez pas. A la manière du Cohen, regardez derrière la tache superficielle, dans l’âme. Votre œil bienveillant et votre âme aimante accompliront bien plus que des condamnations sévères. Ces petits gestes d’unité et d’acceptation ont la force de changer le paysage de notre société qui, d’une jungle corrompue, deviendra un lieu où la paix, la sérénité et l’harmonie régneront. * * * * * * * * * * * Edito En route ! Chaque mois du calendrier juif porte une marque différente et, dans ce sens, chacun est exceptionnel. Il n’est, de ce fait, guère étonnant que, au fil du temps on se plaise à souligner comme la période que l’on traverse est particulière et comme elle apporte tant d’éléments qui ne se peuvent trouver nulle part ailleurs. Cette idée est, bien sûr, toujours d’une parfaite exactitude et c’est à l’homme de découvrir en quoi et comment le message du temps qui passe s’adresse à lui. Mais, parfois, le temps lui-même nous y aide. Parfois, sa lumière est si éclatante que, paradoxalement, elle nous contraint à ouvrir les yeux pour mieux la contempler, l’absorber et en nourrir ainsi notre esprit et notre cœur. C’est ainsi que, dans sa majesté, revient le mois de Nissan. Toujours en son temps, avec la régularité des événements attendus et toujours différents, il emplit l’horizon. Il nous enlace déjà et nous entraîne. Et si nous choisissions, dès à présent, de l’accompagner ou, mieux encore, d’entrer dans sa danse ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Ce mois n’est pas de ceux qui nous élèvent peu à peu, avec toutes les lentes attentions du promeneur chevronné, vers des degrés plus élevés ou vers un ailleurs plus riche. Il est celui où le passage se fait avec une hâte sans brutalité, avec une assurance sans retour. Il est celui du «saut», la meilleure façon d’effectuer un passage rapide entre deux situations que tout sépare sans s’arrêter à tous les niveaux intermédiaires. Et de fait, c’est ce que vécurent nos ancêtres au sortir de l’Egypte pendant le mois de Nissan. Esclaves, ils devinrent des hommes libres. Exilés sur une terre étrangère, ils se mirent en marche pour recevoir la Torah au mont Sinaï et continuer leur voyage vers la terre d’Israël. Petit peuple apparemment perdu dans l’immense empire d’Egypte, ils s’avancèrent pour, à tout jamais, marquer l’histoire, le destin et la conscience de l’humanité. Faut-il, dès lors, redire que cette liberté nouvelle continue de nous conduire ? Faut-il dire que la puissance qu’elle donne à celui qui s’en sait éternellement, et comme par définition, détenteur est entre nos mains ? Libres, nous pouvons donner la liberté à ceux qui nous entourent et au monde tout entier. Libres, nous pouvons assumer pleinement la condition humaine, celle de créatures divines. Alors que résonne déjà la musique du temps – et du mois – nouveau, il faut nous souvenir qu’en hébreu le nom du mois, Nissan, renvoie étymologiquement à «Nissim», les miracles. Et quel plus grand miracle que celui d’un peuple qui répond à l’appel de D.ieu et se met en marche ? Quel plus grand miracle que celui de la liberté conquise par chacun, d’une vie que rien n’arrêtera plus et qui prend, à présent, tout son sens ? H. Nisenbaum
Vivre avec la Paracha Le nom de Machia’h Une réelle perfection ou des failles superficielles ? Nos Sages demandent : “Quel est le nom de Machia’h ?” et répondent : “le lépreux de la Maison de Rabbi”. Cela est très difficile à comprendre. Machia’h va initier le processus de la Rédemption et est associé au summum de la vie et de la vitalité. Comment son nom peut-il être lié à la lèpre (Tsaarat) qui est identifiée à la mort et à l’exil ? Cette difficulté peut être résolue en s’appuyant sur ce qu’énonce le Likouteï Torah qui explique ce que sera une personne atteinte de lèpre : Un homme d’une grande stature, d’une réelle perfection… Bien que la conduite d’une telle personne soit désirable et qu’il ait tout corrigé… il est possible que sur la peau qui couvre sa chair restent encore des niveaux inférieurs sur lesquels le mal n’a pas été raffiné. Cela résultera en marques physiques sur sa chair, d’une manière qui transcende l’ordre naturel… Puisque la saleté de la surface de ses vêtements apparaît ne pas avoir été raffinée, (des défauts) apparaissent sur sa peau… Bien plus, ces défauts reflètent des niveaux très élevés comme cela est indiqué par le fait qu’ils ne sont pas impurs tant qu’ils ne sont pas désignés comme tels par un Cohen. Ce passage implique qu’il existe des influences spirituelles sublimes qui, à cause du manque de récipients appropriés (mis en évidence par “la saleté de la surface”) peuvent produire des effets négatifs. Car même quand une énergie puissante est libérée sans être retenue, elle cause des blessures. C’est la raison de la Tsaarat dont Machia’h est affecté. La charge de Machia’h Le Peuple Juif comme entité est comparé à un corps humain. Cela s’applique dans chaque génération, et aussi à toute la nation juive à travers l’histoire. Tous les Juifs, ceux du passé, du présent et du futur font partie d’un ensemble organique. Puisque le bien est éternel, alors que le mal n’est que temporaire, le niveau spirituel de notre peuple a constamment avancé. Un vaste réservoir de bien s’est empli au fil des siècles. Le Peuple Juif comme il existe dans l’époque où les pas qui marquent l’approche de Machia’h peuvent être entendus, a atteint le niveau de perfection mentionné dans le Likouteï Torah.
Néanmoins, il reste encore des parcelles de mal sur la périphérie, car le monde est encore déchiré par l’injustice et la violence. Aussi la lumière de la Rédemption ne peut-elle encore être manifeste ; cela se reflète dans les taches de lèpre qui apparaissent sur Machia’h lui-même. Car comme le dit le Prophète : “il a supporté notre maladie et a enduré notre souffrance… avec des blessures, frappé par D.ieu et affligé”. Machia’h endure la souffrance, non à cause de lui-même mais pour le Peuple Juif comme entité. L’apport positif Il existe encore une difficulté. Bien que le passage cité plus haut explique pourquoi Machia’h doit endurer la souffrance, il ne montre pas pourquoi la souffrance est identifiée à Machia’h. Le nom de Machia’h, quel qu’il soit, doit être positif. Cette difficulté peut aussi être résolue sur la base du passage de Likouteï Torah cité précédemment. Car ce passage explique que les plaies de la lèpre reflètent “des niveaux très élevés”, leur source étant la lumière spirituelle transcendante associée à Machia’h. Néanmoins, pour que cette lumière s’exprime d’une manière positive, des ustensiles adéquats sont requis. La souffrance de Machia’h apportera un raffinement final au monde en général, en faisant un récipient adéquat pour la révélation de son potentiel transcendant. Puisque la révélation réside au cœur de l’Ere de la Rédemption, l’élément catalyseur nécessaire est donc associé au nom de Machia’h. Le nom de la lecture de la Torah Les concepts que l’on a évoqués peuvent aussi résoudre une difficulté concernant le nom de la première des Parachyot qu’on lit ce Chabbat. Metsora signifie lépreux. On pourrait penser que le nom de la lecture de la Torah serait un mot à connotation plus positive. Cette question est renforcée par le fait que, dans les travaux des premiers Sages rabbiniques, Rav Saadia Gaon, Rachi et Maïmonide, un nom différent est employé pour cette lecture. Toutes ces autorités se réfèrent à cette lecture par le nom de Zot Tihyeh, “cela sera”. Ce n’est que dans les générations postérieures qu’apparaît le nom Metsora. L’explication en est que dans ces générations ultérieures, des failles sont apparues dans le mur de l’exil, et par elles, brille la lumière de Machia’h. A la lumière de Machia’h, Metsora n’est pas un facteur négatif mais comme cela a été expliqué l’expression d’une divinité transcendante. Par l’intermédiaire de l’étude La lecture de la Torah commence par une description du processus de purification pour une personne affligée de Tsaraat en ces termes : “ce sont là les lois du Metsora”. En mettant l’accent sur Torat Hametsora (les lois du Metsora) et non Taharat Hametsora (la purification du Metsorah) une allusion est faite à un concept fondamental. L’étude de la Torah développe des récipients humains qui permettent à la lumière, à toutes les lumières, même les plus sublimes, d’être acceptées et intériorisées dans notre monde. Par l’étude de la Torah, l’influence transcendante du Tsaraat peut être canalisée en une force positive. De la même façon, en ce qui concerne Machia’h : l’étude des enseignements sur Machia’h précipitent sa révélation, attirant son influence dans notre monde. Avec une nouvelle vie Contrairement à cette année, la Paracha Metsora est souvent lue en relation avec la Paracha Tazrya associée au fait de répandre des graines et à la conception de la vie. Cela implique que les graines de notre service divin n’attendront pas sans fin dans le sol sombre de l’exil mais que le Metsora, la Rédemp- tion, fleurira immédiatement après que les dernières graines auront été semées. De même, la fusion de ces deux Parachyot implique que Metsora, la Rédemption, a déjà été conçue ; nous ne faisons qu’attendre la naissance. Car la souffrance qu’endure Machia’h est l’étape finale avant sa révélation. Puisse-t-elle avoir lieu immédiatement ! |