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Un regard de lumière
L’obscurité de l’époque paraît parfois si épaisse que rien ne parvient à la percer. C’est ainsi qu’elle peut régner sans partage sur les esprits et les cœurs au point de parvenir

à refouler la réalité jusque dans les confins de la conscience. Nombreux sont ainsi les évènements qui, malgré la clarté de leurs enseignements, sont interprétés à l’inverse de l’évidence dont ils sont porteurs. Pour tous les hommes que la nuit des âmes et des intelligences s indispose, c’est là une expérience douloureuse.
Pourtant, comme un grand rythme qui dépasse les soubresauts du quotidien, voici revenu le mois de Kislev. Dès son ouverture, il a apporté ce qu’il recèle depuis toujours : une lumière sereine. C’est là, en effet, ce qui le caractérise. Mois de la fête de ‘Hanoucca, il est celui où, d’abord spirituellement, l’ombre recule. Alors que nous n’en somme qu’à sa première moitié, son influence, déjà perceptible, redonne à la période les couleurs de l’espoir et de la vie. De fait, Kislev est ainsi un temps de ressourcement. Il est un mois où rien ne peut remettre en cause la puissance et la grandeur de la lueur qui monte.
Certes, en une époque de bouleversement, alors que le monde fait déferler toutes les formes du malheur des hommes et que la vérité et l’honnêteté semblent remisées pour longtemps au magasin des accessoires, ce n’est pas à une vision de lumière que nous sommes invités. Pourtant, elle est là présente, juste à la limite du regard. Elle grandit de jour en jour et laisse présager sa victoire éternelle. Car les choses sont ainsi faites : devant le jour qui se lève, la nuit ne peut que reculer. Plus encore, celle-ci n’a pour désir profond que de s’effacer peu à peu.
Nous sommes justement les acteurs de ce changement infini. Nous pouvons trouver la sérénité et l’harmonie reconquises. Nous pouvons être les hommes de la lumière qui font surgir, au cœur du monde, le bonheur de tous. Nous en possédons la clé. Vivre Kislev n’est-il pas aussi une affaire de regard ?
H. Nisenbaum


Sidra – Vayétsé :
- le Juif et le monde
Garder l’équilibre

La relation entre les individus demande souvent un talent particulier, celui de garder l’équilibre. Sont face à face, nos besoins personnels et les besoins d’autrui. Sont face à face nos exigences personnelles et les impératifs universels. Cet aspect des choses est soulevé dans la discussion que mènent nos Sages à propos d’un aspect étonnant de la Paracha de cette semaine.Nous sont relatés les mariages de Yaakov aux deux filles de son oncle Lavan. Yaakov proposa de travailler pour Lavan, sans rémunération, pendant sept années. Et puis il     épouserait Ra’hel, la fille la plus jeune. Finalement, arriva le jour du mariage. Mais Lavan le trompa et lui donna sa fille aînée, Léa. Quand Yaakov découvrit ce qui s’était passé et s’en plaignit, Lavan avança comme excuse que la fille la plus âgée devait se marier avant sa jeune sœur.Que devait faire Yaakov ? Lavan suggéra qu’après la semaine de festivité à l’occasion du mariage de Léa, l’on organiserait une seconde cérémonie au cours de laquelle Yaakov épouserait Ra’hel. Puis il travaillerait sept nouvelles années pour s’acquitter de la seconde dot. Ce fut accepté.

Yaakov avait maintenant épousé ses célèbres femmes, Ra’hel et Léa, celles qui allaient être les Mères du Peuple Juif.Cependant, nos Sages soulèvent un problème. La Torah Interdit à un Juif d’épouser deux sœurs. Comment fut-il pos-    sible que Yaakov se prêtât à un acte interdit par la Torah ? L’on peut répondre, bien sûr, que la Torah n’avait  pas encore été donnée. La loi particulière interdisant à un homme d’épouser deux sœurs n’avait pas encore été révélée au Mont Sinaï et ne s’appliquait donc pas à Yaakov.Le problème que pose cette explication, selon nos Sages, est que Avraham, Its’hak et Yaakov observaient bel et bien toutes les lois de la Torah qu’ils connaissaient grâce à une intuition spirituelle. Dans ce cas, notre question rejaillit : comment Yaakov put-il se marier avec deux sœurs ?La réponse qu’y apporte le Rabbi nous aide à comprendre la    question de l’équilibre dans la vie. Le Rabbi explique que Yaakov gardait les lois de la Torah en tant que choix d’exigences personnelles, comme expression personnelle de sa proximité avec D.ieu. Par contre, sa promesse d’épouser Ra’hel, en ce qui la concernait, était une promesse personnelle, l’expression d’un engagement universellement valide et significatif.

Quand Yaakov découvrit qu’il avait été berné et avait épousé Léa, il avait l’option de garder ses choix personnels de rigueur, aux dépens d’un principe universel. Il aurait pu dire à Ra’hel : «je suis désolé, je ne peux garder ma promesse parce que maintenant, il m’est interdit de t’épouser…» Mais il décida de faire abstraction de sa rigueur pour pouvoir tenir sa promesse.Le Rabbi nous explique que de cette décision, nous devons tirer des enseignements sur la manière d’agir, aujourd’hui. Dans certains cas, nos exigences personnelles peuvent prendre le pas sur le principe universel selon lequel nous devons faire le bien pour autrui. L’on peut, par exemple, préférer étudier le Talmud avec un disciple érudit plutôt que d’enseigner le Aleph Beth à un Juif analphabète. Qu’est-ce qui est le plus important ? Le plus essentiel ?    Il est des circonstances où une action courageuse est nécessaire pour garder l’équilibre dans nos responsabilités et répondre aux besoins profonds d’autrui. Et c’est par ce sens d’équilibre et de priorité que nous suivons réellement l’exemple de Yaakov.Un autre défi qui se présente devant chaque individu et l’ensemble du Peuple Juif est le fait de savoir comment garder l’équilibre entre la dimension spirituelle de la vie et les activités mondaines, matérielles. D’une part, il y a la prière, l’étude de la Torah, les Mitsvot spirituelles, comme celle d’allumer les lumières de Chabbat et une approche contemplative de la vie. D’autre part, se rencontrent les aspects pratiques routiniers de la vie, les quêtes matérielles et les aspects les plus concrets de la vie dans la quotidienneté du monde.

Une autre version de cette division se retrouve entre le peuple Juif et les nations du monde. Et cela représente également un équilibre délicat à atteindre. D’une part, nous avons le besoin de préserver notre identité juive et la nature particulière de nos valeurs et de notre culture, mais nous avons également l’espoir de jouer un rôle important dans la société en tant qu’entité.Un passage de la Paracha de cette semaine nous aide à comprendre la subtilité de ces relations. Nous l’avons vu, Yaakov vivait dans la maison de son oncle idolâtre, Lavan. Il avait épousé ses deux filles et travaillait pour lui en tant que berger. Et pourtant, à chaque étape, Lavan essayait de le tromper. C’est ainsi que Yaakov et ses femmes décidèrent de s’enfuir.    Lavan et ses hommes poursuivirent Yaakov. Quand ils les rattrapèrent, ils tombèrent d’accord pour instituer des frontières nettes entre eux et construisirent un tas de pierres pour marquer la frontière. Le territoire de Lavan s’étendrait à l’est de ce monticule et celui de Yaakov, à l’ouest. Ils déclarèrent qu’aucun d’entre eux ni de leurs descendants ne traverseraient cette frontière pour faire la guerre. Rachi commente : mais ils peuvent le traverser pour des affaires commerciales.Dans les enseignements de la ‘Hassidout, la frontière entre Lavan et Yaakov est perçue comme la division entre le sacré et le profane. La distinction est importante. Il faut savoir clairement ce qui représente la dimension juive de la sainteté et ce qui ne l’est pas.

Et pourtant vient ici une subtilité. Le mot hébreu pour «monticule de pierres» est gal. Mais ce mot signifie également «révéler». Il y a une frontière mais parfois, précautionneusement, on traverse la frontière. Le but en est de révéler et établir la sainteté dans un royaume qui jusque là était resté ordinaire, profane, sans sainteté.Comment est-ce possible ? Par le biais des Mitsvot de la Torah qui impliquent le monde concret mais le relie avec la Divinité infinie. Certes, on gagne de l’argent, ce qui est une activité purement mondaine, matérielle. Mais de cet argent gagné, l’on consacre une partie à la charité. C’est une Mitsva qui appartient au plus grand niveau de sainteté. Par son intermédiaire, tout l’argent que l’on gagne s’élève et nous lie avec D.ieu.Les lois de la Torah nous aident à comprendre de quel côté     de la pile de pierres nous devons être. Et les enseignements de la Torah agissent de même et tout particulièrement ceux qui en expriment la dimension spirituelle, intérieure. Ainsi le mot gal, «un monticule de pierres» possède également la valeur numérique de 33, et fait allusion au 33ème jour du Omer, l’anniversaire de la disparition de Rabbi Chimon bar Yo’haï, le fameux auteur du Zohar, le livre qui est la source de l’aspect kabbaliste du Judaïsme.La connaissance des enseignements de la Torah et tout particulièrement de leurs aspects les plus profonds, nous aide dans notre cheminement dans la vie, nous apportant un sens de l’équilibre. L’on sait quand il faut aller de l’avant et quand il faut reculer, quand Yaakov doit rester dans son propre territoire et il doit avancer vers celui de Lavan et révéler ainsi la sainteté et le bien latents et cachés dans toute existence.Car c’est là la véritable tâche de chaque Juif. 

Etincelles -
- Une nouvelle Torah ?
Il nous est enseigné (Vayikra Rabba 13 : 3 paraphrasant Isaïe 51 : 4) qu’au temps de Machia’h «une nouvelle Torah sortira de Moi». Il est pourtant clair que la Torah, Sagesse de D.ieu, ne changera jamais. Du reste, les textes soulignent : «Cette Torah-là ne sera jamais changée». Dès lors, que signifie cette «nouvelle Torah» ? Aujourd’hui, la Torah nous apparaît sous la forme     de récits comme ceux de Lavan ou de Bilam. Lorsque le Machia’h viendra, les secrets cachés dans ces récits se dévoileront. Il se révèlera alors comment ce qui semble être de simples histoires parle profondément de D.ieu. C’est ce que signifie les mots «sortira de Moi» : il apparaîtra comment toute la Torah est une manière de dire la Divinité.(d’après Kéter Chem Tov, sec. 84, 242) H.N.

Halakha -
- Quelques lois sur le prêt :
Il est recommandé de prêter - sans intérêt - plutôt que de donner. Voici quelques lois :- Quand on décide qu’on prêtera de l’argent, on donnera priorité aux membres de sa propre famille, puis aux habitants de sa ville, puis aux Juifs d’Israël et finalement aux Juifs du reste du monde.- C’est une Mitsva de prêter de l’argent également à un riche s’il en a besoin pour une raison valable mais on donnera préférence à un pauvre.- Celui à qui est demandé un prêt et qui a de l’argent disponible a l’obligation d’accorder le prêt mais seulement jusqu’à un 1/5ème de son patrimoine. Il n’est pas obligé de prêter plus que cette somme.- Cependant cette obligation ne s’applique pas si le prêteur n’a pas confiance que l’argent lui sera rendu.    - Il est préférable de ne pas accorder un prêt à celui qui ne pourra pas le rembourser car cela obligerait à exiger le remboursement à celui qui ne peut l’honorer, ce qui est interdit par la Hala’ha.- C’est aussi une Mitsva de prêter des objets à ceux qui en ont besoin : bien que ce ne soit pas techniquement inclus dans la Mitsva de prêter l’argent, c’est inclus dans la Mitsva générale de Ahavat Israël, l’amour du prochain Juif.- Il est recommandé d’établir des documents écrits, même entre amis et entre érudits en Torah : ainsi on évitera toute contestation ou oubli.On peut faire appel à des témoins mais le document écrit est préférable car les témoins peuvent quitter la ville et il sera alors difficile de les contacter. (à suivre). F. L. (d’après Rav Arie Citron – www.chabad.org/Reeh)

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Vivre avec la Paracha
Etendez-vous !

La plupart des gens sont d’accord pour dire que le cerveau est un outil très performant. Cependant, ils ne sont pas tous d’accord sur la manière et le moment de l’utiliser.
Certains disent : «J’utilise ma tête pour les défis matériels et physiques que me lance la vie : pour conduire mes affaires, écrire un C.V., chercher à acheter une maison, construire un bateau, faire un programme informatique… Tout cela fait partie des choses pour lesquelles le raisonnement et la logique sont des outils indispensables. Mais quand il s’agit de ma vie spirituelle, intellectuelle, de mes convictions religieuses, du temps que je consacre à la méditation et à la prière, tout cela ne peut être rationalisé et jaugé selon les échelles de la logique. Ce sont des domaines où je m’abandonne à mon subconscient, à mon intuition.»
D’autres empruntent une approche diamétralement opposée : «Au contraire, arguent-ils, l’aspect spirituel de la vie est celui où le guide de l’intellect est le plus nécessaire. C’est justement parce qu’il est spirituel et subtil qu’il est le plus vulnérable à la falsification. En ce qui concerne mes entreprises matérielles, je peux me laisser conduire en pilotage automatique. De plus, je ne considère pas que ce soit si important pour moi. Si je ne réussis pas dans ce domaine, ce n’est pas la fin du monde. Mais dans ma vie spirituelle, ce qui est essentiel pour moi, je ne veux pas d’erreurs. Là, je soumets chacune de mes actions, chacune de mes pensées et chacun de mes sentiments à l’outil le plus précieux que je possède : mon intellect.»

Qui a raison, qui a tort ?
Selon un Midrach fascinant à propos des habitudes de sommeil de Yaakov, tous ont tort.
Dans le chapitre 28 de Béréchit, nous découvrons la manière dont Yaakov, voyageant de la Terre Sainte à ‘Haran, passa une nuit au Mont Moriah (le Mont du Temple) :
«Il arriva à ce lieu ; il y dormit, car le soleil s’était couché… et il s’étendit en ce lieu.»
Comme nos Sages ne cessent de le répéter, la Torah ne contient pas un seul mot, pas une seule lettre qui soient superflus. Dès lors, quel est le sens de cette phrase qui paraît redondante : «et il s’étendit en ce lieu» ? La Torah nous a déjà dit qu’il «y dormit». Quel message recèlent ces mots apparemment inutiles?
Le Midrach commente :
«Dans ce lieu, il s’étendit car pendant les quatorze années où il s’était caché dans la maison de Ever, il ne s’était pas couché… Dans ce lieu, il s’étendit car pendant toutes les vingt années qu’il allait passer chez Lavan, il ne se coucherait pas.»
Cette nuit-là, la nuit que Yaakov passa dans le lieu le plus saint du monde, était encadrée par les périodes les plus intensément spirituelles et les plus intensément matérielles de sa vie. Pendant les quatorze années précédant cette nuit, Yaakov avait été enfermé dans la maison de son maître Ever (l’arrière arrière petit-fils de Noa’h), consacrant chaque seconde de son temps à la quête de la sagesse divine. Les vingt années qui devaient suivre cette nuit, Yaakov allait travailler sous les ordres du fourbe Lavan, son oncle, s’occupant de son troupeau et amassant une fortune pour lui-même. Selon son propre témoignage, son implication dans son travail était telle que «le sommeil a fui mes yeux» ( Beréchit :31 :40)
Mais durant cette nuit-là qui s’interposa entre ces deux périodes et les joignit, Yaakov «s’étendit».
Une personne couchée place sa tête et le reste de son corps au même niveau. Ainsi, il abandonne l’avantage le plus important de l’homme sur toutes les autres créatures vivantes : le fait que chez l’être humain, la tête est positionnée au-dessus du corps.
Parce que, comme l’enseigne la ‘Hassidout, la stature verticale de l’homme est bien plus qu’un simple aspect anatomique. Elle reflète une vérité plus profonde, celle que, dans l’être humain, l’esprit dirige le cœur, la tête est le maître de la personne physique. Cela, écrit Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi dans le Tanya, est la nature «innée» de l’homme. Une personne qui se laisse diriger par ses émotions et ses instincts est une personne qui a renoncé au trait le plus important de son humanité, à la propriété la plus éminente de l’homme par rapport à l’animal.
Là réside, dit le Rabbi, le sens profond du commentaire midrachique selon lequel Yaakov ne s’était pas «étendu» pendant les quatorze années passées chez Ever et les vingt années au service de Lavan. Yaakov nous dit ici que le principe selon lequel «l’esprit domine le cœur» s’applique à tous les domaines de la vie, de l’entreprise la plus spirituelle à l’occupation la plus matérielle, à toutes les occupations de la vie, sauf quand vous êtes sur le Mont Moriah
Il existe une vérité plus élevée, une vérité qui transcende la matérialité et la spiritualité, une vérité qui surpasse à la fois l’intellect et l’instinct.
D.ieu n’est ni spirituel ni matériel. Il a créé les deux royaumes et est présent de la même manière dans les deux. Il nous a donné les moyens de nous lier à Sa vérité suprême dans les deux domaines. La prière est, par exemple, un canal spirituel pour se lier à D.ieu, alors que le fait de donner la charité en est un chemin matériel. Et Il nous a donné un guide, notre esprit rationnel, avec lequel naviguer dans les deux domaines de la vie.
Mais nous avons également besoin d’être liés à la vérité spirituelle plus élevée qui dépasse l’esprit et la matière. En fait, ce n’est que grâce à ce lien que nous pouvons habiter deux mondes si différents et les incorporer tous deux dans notre vie.
C’est la raison pour laquelle Yaakov devait passer une nuit au Mont Moriah, site du Saint Temple, lieu de la plus grande révélation de D.ieu à l’homme et du plus grand engagement de l’homme dans son service divin, le lieu où est manifeste la vérité divine essentielle. Seule une rencontre au Mont Moriah peut établir un pont entre «les années Ever» et les «années Lavan». Seule une rencontre au Mont Moriah peut placer nos entreprises spirituelles et nos quêtes matérielles dans la même vie, les faire cohabiter harmonieusement et même se nourrir mutuellement  et imposer les mêmes critères d’intégrité dans les deux.
Mais sur le Mont Moriah, il n’y a ni lois ni outils. Vous ne pouvez saisir ni comprendre, vous ne pouvez ni rationaliser ni expérimenter. Vous ne pouvez que vous y abandonner. Vous ne pouvez que vous y étendre.
Nos moments correspondant à l’expérience du Mont Moriah sont extrêmement rares. Pour Yaakov, une nuit seule suffit pour trente-quatre ans. Mais ce qui est important n’est pas le nombre de leur occurrence et leur durée mais le fait que leur influence imprègne tout ce que nous faisons.

Etincelles de Machiah'
Juste un petit moment

Faisant référence à la venue de Machia’h, D.ieu annonce (Isaïe 24:7): “Pour un petit moment, Je t’ai abandonné mais avec une grande miséricorde Je te rassemblerai”. Le rapport établi par ce verset entre “le petit moment” d’abandon et la “grande miséricorde” doit être analysé plus attentivement.
De fait, le message est important. Ce texte signifie que, lorsque Machia’h viendra, et que la miséricorde divine sera manifeste, chacun verra que la durée totale de l’exil n’aura finalement été qu’un “petit moment”.
(d’après Séfer Hamaamarim 5700, p. 10) H.N.


Le coin de la Halakha
Il est interdit de se mettre en danger.

Quelques détails :
- Il est interdit de manger le poisson avec la viande.
- On ne fait pas cuire des plats de viande et de poisson ensemble dans le même four, sauf si un des deux plats est couvert.
- Après avoir mangé du poisson, on mange du pain et on boit quelque chose afin de rincer la bouche avant de manger de la viande.
- On ne laisse pas des aliments liquides découverts durant la nuit.
- On ne s’expose pas à ce qui nuit à la santé et à la vie.
- On ne mange pas des aliments qui provoquent le dégoût, par exemple dans de la vaisselle sale.
- On se lave les mains avant de manger.
- On ne prononce pas de mauvais présage sur un autre Juif, par exemple : «S’il t’arrive tel ou tel événement fâcheux…». On dira plutôt : «S’il arrive à quelqu’un…»
- On ne doit pas effrayer un autre Juif, surtout des enfants, avec des animaux ou des événements impurs, par exemple en affirmant : «Si tu n’es pas sage, un chien te fera du mal». On s’efforcera de rester toujours positif.
F. L. (d’après Junior Code of Law)

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Edito
Retour du Congrès
Est-ce terminé ? Il s’agit, bien sûr, du Congrès international des Chlou’him, des délégués du Rabbi aux quatre coins du monde. D’une certaine manière, la réponse doit être positive. De fait, le congrès s’achève en ce début de semaine et, les uns après les autres, les Chlou’him rentrent chez eux – on a presque envie de dire retournent à leur poste. En ce moment de conclusion, il est encore difficile de décrire toutes les expériences, tous ces sentiments en tempête qui ont soulevé chacun et agitent encore tous les esprits.
Qui saura dire la joie des retrouvailles et de l’amitié ? Qui saura raconter les milliers de discussions, dans les débats organisés et aussi dans toutes ces rencontres informelles dans les couloirs ou au coin d’une rue ? Des vies en ont été changées. Celle du Chalia’h lui-même souvent et celles de la communauté dont il a la charge toujours, comme par un éclairage nouveau, une vision différente jetés sur une question ancienne et qui donnent les contours d’une solution. Qui dira l’attention des plus anciens, toujours disposés à répondre aux questions des nouveaux venus dans ce si pacifique combat ? Qui dira la concentration de tous et la réflexion presque visible sur le visage de chacun ? Qui saura décrire enfin la joie et la fierté des enfants des Chlou’him ? Ils sont parfois bien seuls dans les endroits les plus reculés du monde et, si jeunes, sentent peut-être un peu de lassitude à toujours devoir être des modèles, mieux les exemples à suivre. Ils ont été, dans ce congrès, à l’honneur. Ils en repartent conscients que leur place les attend et que, par un mérite qui les dépasse, nul sort n’est comparable au leur.

Et les images défilent : les milliers de Chlou’him qui se pressent au grand dîner où l’on absorbe plus de forces pour l’année à venir que jamais, où l’aspiration est décidément bien loin du souci gastronomique même si toute est en place pour cela. Tant de choses comptent ici. Et ces milliers-là qui, épaule contre épaule, posent pour une photo qu’on ne peut même plus dire de groupe tant celui-ci est grand et tant il s’anime de mille mouvements.
Aujourd’hui, nous le savons, une nouvelle année d’actions a pris son envol. Elles ne s’arrêteront pas. Elles nous entraîneront dans leur enthousiasme et leur grandeur. Nous nous demandions si tout était terminé ? Nous tenons notre réponse : tout commence et Machia’h est au bout du chemin.
H. Nisenbaum

Etincelles de Machiah'
Une contradiction absolue !

Quand un Juif se trouve en exil, même quand il accomplit le service de D.ieu qui lui incombe de « faire pour D.ieu une demeure ici-bas », il ne peut pas être satisfait car il est en exil !
«Juif» et «exil» sont deux notions radicalement contradictoires ! Il s’ensuit que, quand un Juif est en exil, il est dans un état où «il languit après la maison de son père».
D’après un commentaire du Rabbi de Loubavitch –Chabbat Parchat Vayétsé 5746 H.N.

 
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